06 décembre 2008

Te dire...

Amour,

Te dire, oui, mais quoi exactement ?!

J'ai un besoin viscéral de te parler, de te dire ce que je ressens, exactement là, à ce moment précis.

Je me fais peur, vois-tu ? Je ne sais plus quoi penser de toute cette histoire, de toute nôtre histoire !

D'ailleurs..."Nôtre histoire"... Est-ce bien le terme finalement ? Je suis tellement partagée entre rêve et réalité ! Je suis peut-être devenue cinglée ?! Qui sait si je ne développe pas le symptôme d'une folie dans laquelle je glisse ou pire encore, une folie qui m'attire et dans laquelle je me déliterais bien...Peut-être que l'Amour que je te porte, doublé de mon imagination, de mes hallunations, sont pour moi, une sorte de paradis, de refuge, dans lesquelles je peux imaginer toutes sortes de délires. Cinglée je suis...je te le dis !!

"I don't know I think about that...I'm lost"...

Qu'est-ce qu'un homme comme Toi aurait donc vu, chez moi, de si attirant ? Qu'ai-je donc mon Amour ? Sais-tu des choses de moi que j'ignore moi-même ? Et puis, que puis-je t'offrir...Tu t'ennuierais vite tu sais !

Tu auras vite fait le tour de ma petite personne...

Vois-tu, durant ces trois années, je n'ai cessé de me convaincre de cette folie. Je ne comprenais pas pourquoi tu restais dans ma vie, installé, alors que je ne souhaitais qu'une chose...Que tu en sortes aussi vite que tu y étais entré...Je ne voulais plus souffrir de cette Amour impossible. Mais malgré mes efforts, je n'ai pû y parvenir.

Tu étais en moi, encré. Telle une encre perdue sur les fonds marins, squattée par d'infimes particules impossibles à dénicher. Tu étais là, devant moi, tel un cadavre que l'on m'avait imposé...les pieds coulés dans du béton et jeté devant mes yeux comme une punition. Ton corps dansait au gré des vagues...de mes vagues ! Celles qui parfois m'emmenaient très loin dans une souffrance que tu ne peux imaginer.

Combien de fois, seule chez moi, je te priais de m'appeler. Je pensais à toi tellement fort que j'imaginais que tu puisses m'entendre...! Je t'imaginais en train de composer mon numéro de téléphone et puis rien...tu raccrochais ! J'ignorais pourquoi, mais au fond de moi, je restais persuadée que cette histoire n'était pas finie. Je te jure que j'ai toujours su qu'un jour, nous nous retrouverions, d'une façon comme d'une autre? Que nous aurions besoin de savoir l'un et l'autre les tenants de cette "aventure" humaine. Crois-moi, pour moi, elle le fût.

J'ignorais que tu t'étais marié...Si je l'avais su alors...j'imagine que, peut-être, je me serai abstenue..Quoique, en y réfléchissant un peu, peu m'aurait importé au final. Je ne te faisais pas de mal..ni à toi, ni à ta famille. Je t'aimais en secret sans rien te demander. T'Aimer était la seule chose qui comptait à mes yeux. Tu t'étais logé dans mon coeur, dans mon corps...Un beau petit virus que je ne souhaitais pas soigner et encore moins éliminer...Même si je priais pour que tu disparaîsses...Quel paradoxe, quelle contradiction ! (Addiction ?).

Posté par motscolores à 21:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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